La Rue Ketanou

©Bruno Rascao

Ils sont des centaines, des milliers aux concerts de La Rue Kétanou. Des centaines, des milliers, des fidèles, des avertis, des curieux, des convertis. Toujours disponibles pour les retrouvailles. Toujours prêts à marcher dans les refrains et les vers émancipés.
Et tout est là, dans cette histoire que raconte ce groupe et le public, dans ce partage complice qui continue de jouer les prolongations depuis plus de deux décennies. Un groupe reconnu et respecté pour son esthétique et sa probité. Liberté de ton. Liberté d’inspiration. Liberté de temps aussi. Mais on ne lâche jamais une cordée chez La Rue Kétanou, on s’y attache. Parfois, on la détend juste dans le but de satisfaire d’autres élans, d’ouvrir d’autres portes, d’expérimenter d’autres transmissions. Ils sont comme ça, ces garçons-là, fantasques, aventureux, à multiples détentes.
La famille s’agrandit. Depuis 2018, La Rue Kétanou n’est plus trio mais quatuor. Le nouvel enfant du désordre s’appelle Pierre Luquet, et lui aussi a fricoté avec le Théâtre du Fil, point de connexion faut-il le rappeler des trois funambules d’origine.